Alain Bourdin

  • Les villes organisaient l'espace - du centre et de la périphérie, de la continuité et de la métrique -, un ordre juridique, politique et social, un système économique. Elles s'adossaient le plus souvent à un territoire rural qu'elles commandaient.À l'âge d'internet et du GPS, l'espace change radicalement dans l'usage que nous en faisons et dans son rôle d'organisateur de notre rapport au monde. Métapolis opère un basculement de la ville matérielle dans le monde virtuel. La société « hypertexte » qui la caractérise se fait et se défait sans cesse et pratique l'ubiquité, comme le montre le flux permanent de photographies qui circule sur les smartphones. Les grandes régions urbaines vivent dans une logique de l'offre (marchande ou non) et de la régulation (politique ou non) sous forte contrainte d'incertitude.Ce livre interroge : les méthodes et les savoirs actuels de la ­production urbaine, publique ou privée, sont-ils en mesure d'y répondre ?Alain Bourdin est sociologue et urbaniste, professeur des universités à l'Institut français d'urbanisme, qu'il a dirigé. Il est ­l'auteur de plusieurs ouvrages dont, chez le même éditeur, La métropole des individus et L'urbanisme d'après crise.

  • Shanghai, Abu Dhabi, le concours du Grand Paris : autant de témoignages d'un urbanisme qui s'est emballé et risque de produire des « paradis infernaux ». Cet urbanisme a accompagné la financiarisation de l'économie avec d'immenses investissements de prestige. La crise que nous traversons ne nous offre-t-elle pas l'occasion de le remettre en cause, et d'explorer des conceptions et des manières nouvelles de faire ville ?« Un petit texte dynamique, à lire d'urgence. » Urbanissimo« Le nouvel essai d'Alain Bourdin apporte sa pierre à l'édification d'une nouvelle manière de faire la ville. » Les ÉchosAlain Bourdin est sociologue et urbaniste, professeur des universités à l'Institut français d'urbanisme, qu'il a dirigé. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont, chez le même éditeur, La métropole des individus et Métapolis revisitée.

  • Il nous parle de télévision, de bandes dessinées ou de l'oeuf du petit-déjeuner. Il emploie le style de Joyce, mais l'applique à l'argot américain. Préoccupé d'art, lié aux avant-gardes, spécialiste de littérature anglaise très influencé par les auteurs américains contemporains, il se fait philosophe, psychologue, sociologue. Un bavard éclectique, guidé par le goût des associations d'idées, ou un prophète ? Il se pourrait bien que, malgré le caractère touffu ou délirant de son discours, Mac Luhan prenne place parmi les auteurs les plus importants de notre époque, car il nous propose de faire face au défi de la technologie nouvelle et des communications de masse.

  • La revendication d'une identité locale, la recherche des racines, l'intérêt pour le patrimoine local n'ont jamais été aussi forts. Paradoxalement, à l'heure de la Globalisation, le monde devient local... Or, définir des entités aux périmètres clairs, durables, et justifiés par la nature, les traits culturels ou une légitimité historique, est de plus en plus difficile : mobilité, diversité et polymorphisme des territoires et des liens sociaux, mise en réseau des économies et créolisation des cultures font, en revanche, émerger de nouvelles figures, dont celles d'un local pluriel. L'auteur propose ici de privilégier l'analyse des processus, par lesquels s'opère la relation entre l'action et le lieu. Cette analyse permettrait de cerner les enjeux contemporains de la localisation, dont les implications politiques et sociales sont considérables.

  • Hier bas-fonds inesthétiques et insalubres, livrés aux démolisseurs, les centres anciens appellent aujourd'hui les louanges. Le modernisme triomphant des années soixante s'estompe et les motifs économiques ne suffisent pas à l'expliquer. En France, ce changement d'orientation a pris des formes spectaculaires sous l'impulsion de l'État, avec des lois, des organismes spécialisés et des moyens financiers. Cette politique et ses conséquences, en particulier les déplacements de population, méritent d'être décrites. Mais ce livre veut aller plus loin. Il mobilise les ressources de la sociologie pour saisir ce qui fait la spécificité du renouveau des centres anciens : la réinvention d'un patrimoine. Le passéisme n'explique pas tout. Dans un ensemble de mouvements convergents (mode rétro, écologie, néo-ruralisme...) s'expriment et se construisent des valeurs nouvelles qui recomposent une image de l'authenticité, des racines, du patrimoine. Cette mutation s'applique au statut même de l'espace dans notre civilisation.

  • Que veulent les habitants ? Qu'attendent-ils de leur quartier, de leur ville ? Comment connaître les préférences d'habitants encore absents ? Ces questions s'imposent aux promoteurs quand ils deviennent « opérateurs urbains », pilotant de grandes opérations de longue durée, sous le regard des collectivités locales. L'enquête sociologique dont on fait ici le récit tente d'y répondre. Elle s'est focalisée sur les métropoles et couvre le « milieu » de la société française, hors les plus riches et les plus pauvres.

    Alain Bourdin, professeur des universités, est sociologue et urbaniste.Pauline Silvestre, membre de l'atelier PPLV, est docteure en urbanisme.

  • La proximité fait l'objet de toutes les attentions : gestion de proximité, démocratie de proximité, exaltation des "élus de proximité". Mais que signifie la notion de proximité, comme concept sociologique, comme catégorie de l'expérience, comme instrument de l'action et de la représentation politiques, ou comme échelle spatiale ? Comment la construit-on, par des pratiques quotidiennes, par l'attachement à des lieux, par le développement de projets publics... ? Le quartier est-il un espace social ou un territoire d'intervention ? Un ensemble de contributions franco-québécoises.

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