Éric BEDARD

  • L'idée du présent numéro nous est venue un peu par hasard, au cours d'une discussion où nous venions de constater que les fictions québécoises s'intéressent peu à la représentation des rapports de pouvoir et à ceux qui l'incarnent. Les luttes de classes, les clivages politiques, les relations entre groupes ethniques, la vie des riches et des puissants ne sont pas des thèmes qui attirent d'emblée nos écrivains, nos cinéastes et nos scénaristes. Pourquoi donc? Avons-nous peur du pouvoir?

  • Nous avons demandé à quatre historiens de nous raconter tour à tour Montréal, de sa fondation jusqu'à nos jours.

  • Jour après jour, nous sommes témoins d'individus qui déchirent leur chemise au nom des principes de la gauche ou de la droite. À les en croire, leurs revendications seraient incompatibles avec celles de l'autre clan et porteuse d'une morale particulière. Cette prétention résiste-t-elle à l'analyse? N'assiste-t-on pas plutôt à une uniformisation graduelle des politiques, en même temps qu'à une polarisation des discours? Que dévoile ce dialogue de sourds? La gauche et la droite ne sont-elles, au fond, que des soeurs siamoises, le yin et la yang du débat démocratique? Ce dossier spécial intitulé « La gauche et la droite : beaucoup de bruit pour rien? » présente les essais d'Alain Deneault, Éric Bédard, Monique Larue, Ugo Gilbert Tremblay et Mathieu Bélisle, ainsi qu'un entretien de Mauricio Segura avec Marc Angenot. Ailleurs dans la revue, un extrait inédit du prochain roman de Nicolas Dickner, la visite d'Atelier de Cindy Phenix et les poèmes de Mathieu K Blais, en plus des chroniques habituelles de Patrick Nicol, Serge Bouchard et Olivier Maillart.

  • Vérité ou fiction? Une grande majorité des oeuvres littéraires auxquelles nous sommes exposés tiennent de l'histoire inventée. Pourtant, nous nous arrêtons rarement à questionner la valeur intrinsèque de tels récits relativement à ceux qui sont ancrés dans le réel. Une histoire fictionnelle a-t-elle moins de valeur qu'une « véritable » ou, au contraire, davantage? Et que dire de ces romans semi-biographiques qui brouillent les cartes? L'Inconvénient se penche sur ces questions dans un dossier intitulé « À quoi sert la fiction? » qui fait la part belle aux articles de fond, accompagnés d'un entretien avec Carl Bergeron. Le numéro 66 de la revue poursuit également son travail d'ouverture à la diversité des médiums d'expression culturelle en inaugurant trois nouvelles chroniques, celle de Stanley Péan sur le jazz, celle de Thomas Hellman sur la musique populaire, et enfin celle de Samuel Cantin sur la bande dessinée.

  • C'est à un voyage dans les coulisses de la Confédération que nous convie ce numéro de printemps. En effet, c'est il y a 150 ans que l'Acte de l'Amérique du Nord britannique fut proclamé, réunissant les provinces canadiennes en une seule et même puissance. Les événements commémoratifs se multiplieront donc cette année, et Cap-aux-Diamants s'invite naturellement dans la discussion. Pour mieux appréhender les principes fondamentaux et l'évolution du fédéralisme canadien, la revue nous propose de plonger dans les débats et les questionnements de son origine - avec parfois un détour par des pensées plus contemporaines. Le dossier principal rassemble ainsi les textes de huit auteurs s'intéressant aussi bien aux manifestations étatiques (la conférence de Londres de 1866-1867) et aux figures incontournables (Louis-Joseph Papineau) qu'aux conséquences sur les groupes jugés marginaux par les puissants (les peuples autochtones) et aux regards postérieurs (les intellectuelles féministes des années 1960).

  • CERTAINS ÉVÉNEMENTS PONCTUENT l'histoire des peuples. La crise d'Octobre, qui a secoué le Québec en 1970, fait partie de ces événements qui marquent profondément une société. Ceux et celles qui l'ont vécue de près sont encore sous le choc. Ils évitent souvent d'en parler de peur de voir resurgir de vieux démons que l'on préfère oublier. Les plus jeunes, nombreux à avoir visionné le film Octobre, sont fascinés : ils cherchent à comprendre cette crise dont plusieurs aspects sont demeurés dans l'ombre.L'auteur de cet ouvrage s'est penché sur le milieu universitaire afin de comprendre pourquoi la classe politique percevait les campus de Montréal comme de véritables poudrières à l'automne 1970." Éric Bédard rappelle avec justesse le climat qui régnait dans la communauté étudiante de l'époque. Pour qu'on se souvienne ! " Jean-François CRÉPEAU, Le Canada français.

  • Le Québec, c´est l´hiver, la neige, le froid. C´est le majestueux fleuve Saint-Laurent et ses nombreux affluents. Ce sont les immenses forêts, les nombreux lacs, les magnifiques paysages du Témiscamingue, de Charlevoix, de la Côte-Nord ou de la Gaspésie. C´est aussi Québec, la « Vieille capitale », et Montréal, première ville française d´Amérique.



    Mais le Québec, c´est surtout un peuple vaillant, opiniâtre, déterminé. Il_en a fallu du courage aux premiers habitants pour affronter les rigueurs de l´hiver, élever des familles nombreuses, explorer un immense continent, survivre aux attaques iroquoises, à l´hostilité des colonies américaines, aux affres de la Révolution industrielle et à la Crise des années 1930.
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    C´est l´histoire de cette grande aventure qui est retracée dans ce livre. L´histoire d´un peuple qui a surmonté les difficultés et les épreuves, vaincu le découragement et la résignation. L´histoire d´un rêve, celui d´une Amérique française, d´une grande épreuve, celle de la Conquête anglaise, et surtout, l´histoire d´une longue et patiente reconquête qui amènera les Québécois à reprendre possession de leur territoire, de leur économie et de leur vie politique.

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